3 décisions à prendre en janvier pour piloter votre TPE sans vous épuiser
Les premiers jours de l'année ont une atmosphère particulière. Les boîtes mail se remplissent doucement, les agendas se reconstruisent, et votre entreprise redémarre après une courte parenthèse. Sur le papier, tout semble possible. Dans la réalité, beaucoup de dirigeants de TPE reprennent là où ils s'étaient arrêtés en décembre : pression sur la trésorerie, urgences clients, décisions en cascade. Vous jonglez entre les devis, les relances, la gestion des équipes et... votre propre rémunération qui attend toujours.
Pourtant, janvier reste l'un des rares moments où vous pouvez encore choisir le tempo. Pas pour tout changer d'un coup. Mais pour ajuster ce qui coûte trop d'énergie, clarifier vos priorités, et remettre du sens dans votre quotidien de dirigeant. Parce qu'une TPE bien pilotée en début d'année, c'est une entreprise qui traverse les mois suivants avec moins de stress et plus de rentabilité.
Reprendre le fil avant d'accélérer
La tentation est grande de foncer dès janvier. Relancer les chantiers en suspens, signer de nouveaux contrats, répondre à tous les appels d'offres. Mais les entreprises qui prennent quelques jours pour regarder derrière elles avancent souvent plus loin.
Prendre le temps d'analyser l'année écoulée ne signifie pas dresser un bilan comptable détaillé avec votre expert-comptable (même si ça reste utile). Il s'agit plutôt de vous poser des questions simples : qu'est-ce qui a vraiment fonctionné l'an dernier ? Quels chantiers ou prestations vous ont coûté beaucoup d'énergie pour peu de marge ? Où votre entreprise s'est-elle essoufflée ?
Une étude de McKinsey publiée fin 2025 montre que les entreprises qui consacrent du temps à l'analyse stratégique en début d'année améliorent leur efficacité opérationnelle de près de 20% sur les six mois suivants. Pour une TPE de plomberie, de menuiserie ou de restauration, cela peut se traduire concrètement par une meilleure maîtrise des coûts et une trésorerie moins tendue.
Dans mon quotidien de conseiller en pilotage d'entreprise à Bordeaux, je rencontre régulièrement des dirigeants qui repartent en janvier avec les mêmes problèmes que l'année précédente. Ils n'ont jamais pris le temps de poser un diagnostic clair : quel est mon vrai taux de marge ? Mon taux horaire est-il cohérent avec mes charges ? Est-ce que je perds de l'argent sur certains types de chantiers sans le savoir ?
Réduire les priorités pour mieux avancer
Chaque début d'année s'accompagne de listes ambitieuses. Vous voulez développer un nouveau service, embaucher, investir dans du matériel, refaire votre site web, améliorer votre communication. Le risque est connu : vouloir tout faire, tout de suite. Résultat, vous vous dispersez, les projets stagnent, et la fatigue s'installe dès février.
Les TPE les plus solides font souvent l'inverse. Elles choisissent trois priorités maximum, mais les assument pleinement. Trois axes clairs valent mieux qu'une dizaine d'initiatives mal incarnées.
Cette capacité à renoncer n'est pas un aveu de faiblesse, c'est un acte de pilotage. Elle vous permet de concentrer votre énergie là où ça compte vraiment. Par exemple : améliorer votre trésorerie, définir des prix cohérents avec vos coûts réels, ou former un salarié clé pour déléguer enfin certaines tâches.
Un conseil que je donne souvent aux dirigeants de TPE dans le BTP ou les services : avant de vous lancer dans de nouveaux projets, posez-vous la question « est-ce que je suis rentable sur mon activité actuelle ? ». Parce que développer une activité non rentable, c'est juste accélérer vers le mur.
Remettre vos équipes au cœur du redémarrage
Le début d'année n'est pas seulement un moment stratégique pour vous, c'est aussi un moment humain pour vos collaborateurs. Vos salariés arrivent avec leur énergie, mais aussi leurs attentes, leurs doutes et parfois leur fatigue accumulée.
Selon le baromètre Qualité de Vie au Travail 2025 de Malakoff Humanis, près de 45% des salariés déclarent aborder le début d'année avec un niveau de stress déjà élevé. Pour une TPE de 5 à 15 salariés, ignorer cette réalité, c'est prendre le risque de fragiliser l'engagement dès les premières semaines. Et dans une petite structure, perdre un bon élément coûte cher en recrutement et en temps de formation.
Prendre le temps d'échanger, de poser un cadre clair, d'expliquer vos orientations à venir est souvent plus efficace qu'un discours de performance. Vos équipes ont besoin de comprendre où vous allez, mais aussi pourquoi vous y allez. Si vous visez une amélioration de la rentabilité, expliquez-leur concrètement ce que ça change pour eux : plus de sérénité, moins de tensions sur les plannings, peut-être même une prime en fin d'année.
Dans une TPE, la proximité est un atout. Vous pouvez réunir tout le monde autour d'un café en 20 minutes. Profitez-en pour clarifier les priorités du trimestre et écouter leurs retours. Parfois, vos salariés voient des problèmes d'organisation que vous ne voyez plus.
Clarifier vos objectifs sans rigidité
Fixer des objectifs en début d'année reste indispensable. Mais la manière de le faire a profondément évolué. Les objectifs trop rigides, figés sur douze mois, résistent mal aux imprévus : hausse des matières premières, retard de paiement d'un gros client, panne de matériel, départ d'un salarié.
De plus en plus de TPE adoptent des objectifs évolutifs, réévalués tous les trimestres. Cette approche vous permet d'ajuster la trajectoire sans perdre le cap. Elle favorise également l'autonomie de vos équipes, qui se sentent responsabilisées plutôt que contraintes par des chiffres impossibles à tenir.
La clarté ne vient pas de la rigidité, mais de la cohérence entre vos ambitions affichées et les moyens réellement disponibles. Si vous voulez augmenter votre chiffre d'affaires de 30%, mais que votre taux horaire actuel ne couvre même pas vos charges, vous allez droit dans le mur.
C'est là qu'un diagnostic d'entreprise devient utile. En quelques heures de travail avec un conseiller en gestion et pilotage d'entreprise, vous pouvez identifier précisément où se situent vos marges de manœuvre. Souvent, le problème n'est pas le volume d'activité mais la rentabilité de chaque intervention ou prestation.
Repenser l'organisation du travail dans votre TPE
Le début d'année est aussi un bon moment pour interroger vos habitudes de travail. Réunions trop nombreuses (même informelles), circuits de décision flous, devis qui traînent une semaine avant d'être envoyés, factures oubliées : autant de petites frictions qui, cumulées, pèsent lourd sur votre efficacité.
Alléger l'organisation ne signifie pas en faire moins, mais faire mieux. Supprimer certaines réunions inutiles, clarifier qui fait quoi dans l'équipe, fluidifier les échanges avec vos clients permet souvent de libérer du temps et de l'énergie sans investissement lourd.
Selon une étude Gartner 2026, les entreprises qui optimisent leurs modes de travail en début d'année constatent une hausse de la productivité perçue de près de 25% par les équipes. Ce gain n'est pas lié à une intensification du travail, mais à une meilleure lisibilité. Vos salariés savent ce qu'on attend d'eux, et vous passez moins de temps à gérer l'urgence.
Dans une TPE, l'un des leviers les plus puissants reste l'outil de gestion. Un bon logiciel de devis-facturation couplé à un suivi prévisionnel de trésorerie peut vous faire gagner plusieurs heures par semaine. Et surtout, il vous permet de répondre en temps réel aux six questions essentielles : suis-je rentable ? Puis-je investir ? Puis-je embaucher ? Quelle est ma projection de résultat ? Est-ce que mes clients me paient ? Quelle est la situation de mon entreprise aujourd'hui ?
Maîtriser votre trésorerie dès janvier
Pour une TPE, la trésorerie est le nerf de la guerre. Vous pouvez avoir un carnet de commandes plein et vous retrouver en difficulté parce qu'un client tarde à payer, ou parce que vous avez sous-estimé le décalage entre vos achats de matériaux et vos encaissements.
Le début d'année est le moment idéal pour poser un prévisionnel de trésorerie simple mais réaliste. Pas besoin d'un tableur de 50 lignes. Listez vos entrées prévisibles (factures à encaisser, nouveaux contrats), vos sorties certaines (salaires, charges, fournisseurs), et identifiez les mois où ça risque de coincer.
Si vous constatez que mars ou juin seront tendus, vous pouvez anticiper : négocier un étalement avec un fournisseur, relancer un client en avance, ou décaler un investissement non urgent. Cette visibilité change tout. Vous passez d'une gestion à vue à une gestion pilotée.
Dans mon accompagnement de dirigeants de TPE en Gironde, je vois régulièrement des entreprises qui tournent bien mais qui stressent en permanence parce qu'elles n'ont jamais pris le temps de construire ce prévisionnel. Avec la méthode Rivalis et l'outil Henrri, on peut mettre ça en place en quelques jours. Et ensuite, ça tourne tout seul.
Définir votre taux de marge et votre taux horaire
Beaucoup de dirigeants de TPE fixent leurs prix « au feeling » ou en regardant la concurrence. Le problème, c'est que vous ne connaissez pas les coûts réels de vos concurrents. Peut-être qu'ils sont moins chers parce qu'ils se rémunèrent 1 000 € par mois et qu'ils ne provisionnent rien pour les congés ou les charges.
Pour piloter sereinement, vous devez connaître deux chiffres clés :
- Votre taux de marge réel : la différence entre ce que vous facturez et ce que ça vous coûte réellement (matériaux, sous-traitance, main-d'œuvre, charges).
- Votre taux horaire de main-d'œuvre : combien vous devez facturer par heure travaillée pour couvrir vos charges fixes, vos charges variables et vous dégager une rémunération décente.
Ces deux chiffres, une fois définis, deviennent votre boussole. Ils vous permettent de refuser les devis non rentables, de négocier avec plus de confiance, et de savoir instantanément si un nouveau chantier ou une nouvelle prestation vaut le coup.
Si vous ne les connaissez pas, janvier est le moment de les calculer. Seul ou accompagné par un conseiller Rivalis spécialisé dans le pilotage d'entreprise, peu importe. Mais ne repartez pas en 2026 sans ces deux chiffres.
Investir dans les compétences, même par petites touches
Former vos équipes n'est plus un luxe réservé aux périodes fastes. Dans un environnement instable (hausse des matières premières, évolution des normes, digitalisation), c'est un facteur de résilience. Le début d'année est un moment propice pour identifier les compétences clés à renforcer, sans nécessairement lancer de grands plans de formation coûteux.
Des formats courts, ciblés et intégrés au quotidien permettent de monter en compétences sans perturber l'activité. Par exemple : un après-midi de formation sur un nouveau logiciel, une demi-journée avec un fournisseur pour découvrir un nouveau matériau, ou simplement un tutorat interne entre un salarié expérimenté et un plus jeune.
Cette approche progressive renforce l'engagement de vos collaborateurs et leur donne le sentiment d'avancer, même dans un contexte incertain. L'apprentissage continu n'est pas seulement un levier de performance, c'est aussi un signal que vous envoyez à vos équipes : l'entreprise investit dans leur avenir.
Pour les dirigeants eux-mêmes, se former au pilotage d'entreprise peut changer la donne. Comprendre comment fonctionne vraiment la rentabilité, savoir lire un bilan, maîtriser un prévisionnel de trésorerie : ce sont des compétences qui se travaillent. Et qui vous font gagner des années de tâtonnement.
Soigner la relation client dès les premières semaines
Les premiers mois de l'année donnent souvent le ton de la relation commerciale. Qualité des échanges, respect des engagements, clarté des devis : chaque détail compte.
Plutôt que de chercher à vendre plus vite, les TPE qui réussissent prennent le temps de consolider la relation. Elles écoutent vraiment les besoins du client, ajustent leurs offres en conséquence, et renforcent la confiance avant de parler prix.
Les études récentes montrent qu'un client fidélisé dès le premier trimestre a 30% de chances supplémentaires de rester actif sur l'année. Le début d'année devient alors un moment stratégique pour bâtir une relation durable. Un client satisfait en janvier vous recommandera en mars. Un client déçu ne reviendra jamais.
Pour une TPE, la relation client repose sur la proximité et la réactivité. Vous n'avez pas besoin d'un CRM ultra-sophistiqué. Juste d'un système simple pour suivre vos échanges, relancer au bon moment, et tenir vos promesses. Si vous dites « je vous envoie le devis demain », envoyez-le demain. Pas dans trois jours.
Cette rigueur commerciale, couplée à une vraie écoute, fait toute la différence dans les secteurs du BTP, de la restauration ou des services aux entreprises. Vos clients veulent un prestataire fiable. Pas forcément le moins cher.
Se donner le droit d'ajuster en cours de route
Enfin, l'un des conseils les plus importants reste souvent le plus difficile à appliquer : accepter que tout ne soit pas parfait. Une stratégie n'est jamais figée. Un plan n'est jamais définitif.
Les TPE qui traversent les années avec le plus de sérénité sont celles qui savent observer, ajuster et corriger sans remettre en cause leur vision.
Prendre ce moment pour poser les bases, aligner vos équipes et définir des priorités réalistes vous permet de construire une dynamique plus saine, plus durable et plus humaine. Parce que l'accompagnement, ce n'est pas que des chiffres, c'est aussi retrouver du sens et de la sérénité.
Car au fond, une TPE qui avance bien en début d'année n'est pas celle qui va le plus vite, mais celle qui sait où elle va, avec qui, et pourquoi. Elle connaît sa marge, son taux horaire, sa trésorerie prévisionnelle. Elle a choisi trois priorités claires. Elle a une équipe alignée. Et elle peut ajuster en cours de route sans paniquer.
Erreurs fréquentes des dirigeants de TPE en janvier
| Erreur fréquente | Bonne pratique |
|---|---|
| Repartir sans diagnostic, sur les mêmes bases que décembre | Prendre 2 jours pour analyser l'année écoulée et identifier ce qui a fonctionné ou non |
| Vouloir tout faire : embaucher, investir, développer 3 nouveaux services | Choisir 3 priorités maximum et les tenir sur 3 mois avant d'en ajouter |
| Fixer des prix « au feeling » sans connaître son taux de marge réel | Calculer son taux de marge et son taux horaire pour piloter avec des chiffres fiables |
| Gérer sa trésorerie « à vue » et stresser chaque fin de mois | Construire un prévisionnel simple sur 6 mois pour anticiper les tensions |
| Négliger les équipes et repartir directement dans l'opérationnel | Réunir l'équipe pour clarifier les priorités et écouter leurs retours |
TPE sans pilotage vs TPE avec diagnostic et accompagnement
TPE qui repart en janvier sans diagnostic
- Fixe ses prix « au feeling » ou en regardant la concurrence
- Ne connaît pas son taux de marge réel ni son taux horaire
- Gère sa trésorerie à vue et stresse à chaque fin de mois
- Disperse son énergie sur trop de projets simultanés
- Ne sait pas si elle est rentable sur ses différentes prestations
- Subit les imprévus sans capacité d'anticipation
TPE qui repart avec un diagnostic et un pilotage d'entreprise
- Connaît précisément son taux de marge et son taux horaire adapté
- Dispose d'un prévisionnel de trésorerie sur 6 à 12 mois
- Sait instantanément si un devis est rentable avant de l'envoyer
- Se concentre sur 3 priorités claires et assumées
- Peut répondre en temps réel aux 6 questions clés de gestion
- Ajuste sa stratégie tous les trimestres avec des données fiables
Et concrètement, comment un conseiller en pilotage d'entreprise peut vous aider ?
Un conseiller en gestion et pilotage d'entreprise, c'est un dirigeant qui a envie de soutenir, par le biais d'un accompagnement, les autres chefs d'entreprise de sa région. Chez DG Conseil 33, l'approche s'appuie sur la méthode Rivalis, reconnue pour son efficacité auprès des TPE du commerce et du BTP (menuiserie, plomberie, maçonnerie, électricité, paysagisme).
Concrètement, cet accompagnement repose sur trois piliers :
- Un diagnostic complet de votre entreprise pour identifier précisément vos axes d'amélioration (rentabilité, trésorerie, organisation, prix).
- La définition de votre taux de marge et de votre taux horaire de main-d'œuvre, adaptés à votre activité et à votre zone géographique.
- Un suivi mensuel avec des visites régulières pour ajuster ces éléments en fonction de la conjoncture et de vos projets.
L'outil Henrri, intégré à cet accompagnement, permet de suivre en temps réel votre prévisionnel de trésorerie et de valider la rentabilité de chaque devis avant de l'envoyer. Plus besoin de deviner. Vous savez.
Ce qui change vraiment, c'est la capacité à répondre instantanément aux six questions clés : suis-je rentable ? Puis-je investir ? Puis-je embaucher ? Quelle est ma projection de résultat ? Est-ce que mes clients me paient ? Quelle est la situation de mon entreprise aujourd'hui ?
Un conseiller qu'on peut appeler quand on en a besoin, sans facturation supplémentaire et qui apporte une réponse rapide. Mais surtout, une personne sélectionnée pour sa sympathie et son envie d'aider les chefs d'entreprise de Bordeaux métropole et de Gironde.
L'objectif : augmenter votre trésorerie, améliorer votre rémunération de dirigeant, et optimiser votre temps pour que vous puissiez enfin souffler un peu. Parce qu'une TPE bien pilotée, c'est une entreprise où le dirigeant dort mieux la nuit.
Vous voulez clarifier votre pilotage d'entreprise en 2026 ?
Échangez avec Damien Granger pour faire le point sur votre situation et identifier vos priorités en quelques minutes.
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